Archive for février, 2010
Stalker, le livre, le 9 avril chez Denoël
C’est en effet dans seulement un plus d’1 mois que sera disponible la nouvelle édition de Stalker : Pique-nique au bord du chemin, le livre des frères Strougatski, inspiration de la saga vidéo-ludique de GSC Gameworld (ainsi que du film éponyme d’Andreï Tarkovski).
Publiée il y’a de nombreuses années dans la collection « Présence du futur » du même éditeur, et largement épuisée depuis la dernière réédition en 1994 (cf image), cette version profitera d’une traduction revue, plus respectueuse de l’oeuvre originale, moins « ampoulée » donc.
A noter que Denoël a déjà publié l’été dernier une autre oeuvre de Boris et Arkadi Strougatski, Il est difficile d’être un dieu, et que parallèlement à Stalker, sera publié en avril L’île habitée.
C’est donc un florilège de ces 2 auteurs soviétiques de SF introspective et poétique qu’on nous offre à (re)découvrir, il serait dommage de passer à côté.
Quand vous aurez finit Call of Pripyat bien sur.
Un guide pour Call of Pripyat
Pour ceux qui souffrirai plus que de raison sur le dernier opus des studios GSC, un guide complet de Call of Pripyat est disponible ici.
A utiliser toutefois avec modération, car celui-ci contient toute les solutions du jeu.
Calendriers de février
Call of Pripyat : le test
La Zone, mon amour…
Après un Shadow of Chernobyl qui surpris tout son monde tant on ne l’attendait plus et tant il fut un grand crû, après un Clear Sky pourvu d’une évolution du moteur graphique ainsi que moult autres ajouts, dont la fameuse guerre des factions, GSC Gameworld nous gratifie aujourd’hui d’un nouvel « addon » digne de ses aînés et dont le nom sonne comme un retour aux sources : stalker : Call of Pripyat.
Rentrons tout de suite dans le vif du sujet, Call of Pripyat (CoP pour les intimes) débarque en France le 5 Février, soit 4 mois après sa sortie dans la toundra Russe, ce qui a laissé le temps à nos amis de chez CSC de nous pondre un jeu exempt de crash, si, si, vous savez, ces petits moments de détente offert gratuitement pour vous obliger à aller vous faire un café pendant que le jeux redémarre.
Là ou une version Ukrainienne fonctionne sans problème et ce, sans patch aucun, la version française, pourtant déjà en version 1.6.02, m’a offert deux où trois beaux spécimens de ces « retours bureau » dont seul stalker à le secret.
Cela dit, une fois passé ces petits désagréments, c’est avec grand plaisir que l’on retrouve l’ambiance unique et oppressante de la Zone, divisée, cette fois-ci, en trois secteurs inédits plus deux nouveaux « souterrains ».
Nous voilà donc dans la peau d’Alexander Degtyarev, Major de l’armée Ukrainienne, dont la mission est de retrouver les carcasses rouillées (ou pas) des hélicoptères de l’opération Fairway, envoyés en reconnaissance juste après que notre Strelok national ait ouvert la boite de Pandore en désactivant le lobotomisateur dans Shadow of Chernobyl.

Pripyat, 1 habitant : vous…
Pas de spoilers dans ce test donc, sachez simplement que l’intrigue reste assez standard, un peu plus chiadé que SoC et CS, mais à des années-lumières d’un bon Philip.K.Dick par exemple (certes, la barre est très haute…).
Concernant la quête principale, il va falloir vous muer en véritable Sherlock Holmes de la Zone en interrogeant à peu près tout ce qui bouge, mutants non compris, bien entendu.
Si ce pitch rappelle quelque chose aux amateurs des mods disponibles sur les différents stalkers, Priboi Story, à tout hasard, c’est essentiellement dû au fait que GSC a vraiment tenu compte des desideratas des joueurs pour cet opus.
C’est à croire qu’ils ont pioché dans les meilleurs modifications pour concevoir CoP, vous trouverez ainsi les huiles essentielles de Priboi, d’AMK, d’Oblivion Lost et j’en passe.
Pour les fondus de la première heure, sachez également que quelques petits détails changent entre la version RU et FR, si le cœur vous en dit, foncez dans la première grande surface de Vladivostok que vous trouverez.
Un des gros changements par rapport aux deux premiers jeux se trouve dans la qualité des quêtes secondaires, fini les « va me chercher une queue de pseudo-chien, je meurs de faim » ou encore les « va falloir que tu me trouve une clé usb dans une meule de foin si tu veux une combi potable… « , non, là, on a de la vraie mission écrite à la main qui nous change de celles écrites avec le pied.
Vous pourrez d’ailleurs aborder certaines de ces quêtes sous plusieurs angles différents, selon que vous serez en bon termes avec tel ou tel personnage, le nombre de quêtes variera selon vos relations avec les PNJ, environ une soixantaine pour les mauvais élèves à 99 pour les plus assidus.
Pensez toutefois en mettre sous le coude car, à la fin du jeu, un mode freeplay s’offrira à vous.

Le freeplay, c’est la classe, on peut regarder le soleil se lever, tout ça…
Le freeplay, parlons-en, arlésienne des différents patchs de SoC et CS, GSC avait depuis longtemps prévu de nous offrir celui-ci.
Dès lors que nous décidons, à la fin du jeu, de rester en tant qu’observateur de la Zone, et une fois les quêtes secondaires à sec, un constat amère s’impose, le freeplay, c’est chiant…
C’est donc en commençant par le « freeplat », que nous allons aborder le coté obscur de stalker : Call of Pripyat.
C’est Doubitchou, roulé sous les aisselles…
Premier point, nous sommes plus ou moins neutre avec tout le monde, mis à part quelques mercenaires et de trop rare représentants du Monolith, peu de gunfight en vue, inutile de tenter de faire la peau de quelques stalkers pour voir si on se met à dos leur faction, que nenni, ils continueront à boire de la vodka comme si de rien n’était.
Donc, et pour résumer, à part ramasser des artefacts, chasser du snork et de la sangsue pour amasser des Roubles, le freeplay se révèle assez restreint.
On continue dans les points négatifs avec les graphismes, non pas que CoP soit un jeu laid, bien au contraire, il est simplement assez scandaleux de limiter les utilisateurs d’XP sur la qualité des textures.
En effet, il est impossible de pousser le curseur « détails des textures » à fond, une tentative malhabile pour nous obliger à jouer sous seven et son DX11 ?

J’ai toujours rêvé de jouer sur un choco bn géant…
Autre erreur regrettable, l’absence de la touche « s’accroupir complètement », certainement un oubli de la part de GSC puisque certaines zones ne sont accessibles qu’avec cette touche, gageons que cela sera réparé dans un prochain patch.
Dernier petit coup de gueule avant de passer à des choses plus agréables, la post-production est encore trop moyenne.
Les voix de Clear Sky se retrouve dans Call of Pripyat et mis à part quelques personnages, c’est toujours le même acteur qui s’y colle… lassant à la longue, les joueurs acharnés ne manqueront de revenir aux voix originales sous-titrées.
Cependant, et fort heureusement, les qualités de CoP sont légions, à commencer par le gameplay, toujours aussi intéressant.
Tout est bon dans les radiations…
Des changements dans l’interface ont été apportés et nous bénéficions de 4 touches de raccourci pour, à loisir, attraper rapidement les items que nous auront sélectionné au préalable.
L’économie dans le jeu à, évidemment, une part importante, à noter toutefois que les artefacts semble plus simple à trouver que dans CS, que le loot est réaliste mais frustrera les hardcores gamers habitués à trouver une bouteille de vodka à moitié vide et un ticket de métro périmé dans le sac à dos de leurs victimes.
Une fois votre fortune faite, vous pourrez vous diriger vers Allegro, un stalker déjà présent dans SoC, qui s’est reconverti pour l’occasion en vendeur de quincaillerie militaire, n’espérez pas, par contre, revendre les armes trouvées sur le champs de bataille qui seront en mauvais état, en effet un PNJ, c’est très con, mais pas au point de racheter des marchandises daubées.
Autre élément appréciable, la possibilité d’améliorer votre équipement, option déjà présente dans CS, il vous faudra cette fois-ci trouver des outils pour que les mécanos vous rafistole tout ça.

L’option cafetière, c’est combien ?
Question ambiance, on se rapproche plus d’un SoC que d’un CS, les amateurs apprécieront, se balader dans Pripyat de nuit est une expérience assez stressante, même si on peut regretter le manque d’activité dans cette zone, l’oppression est là et quelques frayeurs vous attendent.
Histoire d’enfoncer le clou, les quêtes secondaires sont vraiment excellentes, vous pourrez, entre autre, opérer de petites trahisons, apporter votre contribution à l’avancement de la science, ou encore chasser la sangsue jusque dans sa tanière moisie et malodorante.
Les férus d’exploration en auront également pour leur compte, fini les planques vides qui ne se remplissaient qu’au moment du décès de son propriétaire, dorénavant, toutes les caches seront pleines et vous pourrez tomber dessus par le plus grand des hasards.
Du coté de l’IA, de grosses améliorations ont été apportées, les PNJ pillent les cadavres, ils évoluent et font leur petit business l’air de rien, la sensation de vivre dans un monde autonome s’en trouve renforcée.
Si l’intelligence des personnages n’atteint pas encore le degré de liberté d’un mod comme l’Iwer’s Alife, elle place néanmoins la barre très haut vis à vis des autres jeux.

Les sangsues sont très affectueuses dans ce secteur…
La balistique, quant à elle, reste inchangée par rapport à Clear Sky, certains apprécieront son réalisme, d’autres regretteront son imprécision, même si son efficacité n’est plus à prouver.
Enfin, la durée de vie est assez conséquente, elle se situera aux alentours d’une douzaine d’heure pour le joueur Lambda, beaucoup plus pour le gamer qui s’acharnera à explorer chaque recoins de la Zone.
Pour finir, sachez que le potentiel en terme de mod pour Call of Pripyat est énorme, on se dirige tout doucement vers un SoC bis dans le genre.
Des mods relativement importants, surtout Russe, ont déjà commencé à fleurir, on peut dors et déjà se refaire plusieurs parties avec des modifications forts sympathiques comme le SMRTER : Call of Pripyat de Smartphoneusr ou encore le Dade’s CoP mod de Dade.
Des projets intéressants comme le Sigerous mod ou le Klondike mod apportent leur lot de nouveautés, d’armes inédites et de nouvelles quêtes, ils viendront probablement grossir les rangs des mods occidentaux, une fois la traduction effectuée.
Dans un avenir proche, nous auront droit également à un nouvel AMK, si le projet fut un temps annulé, une nouvelle équipe a prit le relais pour nous offrir un mod qui figurera certainement parmi les poids lourds du genre.
Conclusion irradiée…
Par son réalisme, la qualité de ses quêtes et son ambiance inimitable, stalker : Call of Pripyat a déjà
gagné sa place au sein de l’élite des jeux de l’année 2010.
Call of pripyat reste optimisé par rapport à ses prédécesseurs et n’aura aucun mal à tourner sur une configuration moyenne.
De là à dire qu’il s’agit du meilleur stalker jamais sorti, il n’y a qu’un pas que vous seul pourrez franchir en vous précipitant chez votre marchand de nolifitude préféré pour acheter cette perle.
Il est clair désormais que GSC est un studio qui sait écouter ses fans et cela laisse présager un stalker 2 de toute beauté.
La config’ du test :
- AMD Phenom II X2 550 Black Edition
- Sapphire HD 4870 Vapor-X
- 4 GO ddr3








